La dégustation du vin

La dégustation du vin


Eugène, le tonton vantard se prétend spécialiste après 1h30 d’initiation à l’œnologie grâce à une MachinBox pendant la réunion de famille…Pas d’inquiétude ! La modestie et la mise en mot de vos perceptions visuelle, olfactive et orale sont les plus grandes qualités d’un dégustateur. La prochaine fois, ce sera vous l’expert. Nicolas vous explique comment savourer un vin et le raconter.

Préparer son vin


Mettez le vin à bonne température :

Vins rouges : température ambiante (16 à 18°C)
Vins blancs et rosés : au frais (8 à 10°C)

Aérer le vin pour exploiter son plein potentiel : idéalement, débouchez-le 24h avant ou versez-le dans une carafe quelques temps avant le repas (valable que pour les vins rouges).

En respectant ces consignes, votre vin donnera le meilleur.

Son nez s’ouvrira comme par magie grâce à l’oxygénation et ses tanins s’assoupliront.

Observer sa robe


Votre vin est prêt à être apprécié. Observons le maintenant de plus près :

la surface de votre vin : la force de sa brillance et sa clarté (limpide ou opaque)

la couleur de sa robe (évolue avec le temps) :

Vins rouges : du violacé (vin jeune) au rouge orangé (pour les plus vieux vins) en passant par le grenat ou le rubis.

Vins blancs : du jaune pâle à intensité variée avec parfois des reflets verts pour les blancs, leur robe évolue avec le temps, vers une couleur ambrée, voire dorée.

Vins rosés : rose pâle, saumon ou grenadine pour s’orienter vers des tons plus orangés.

Exercer son nez


L’odorat ou le nez est le puissant pouvoir du dégustateur. Faites tourner légèrement votre verre et sentez !

Le « nez » d’un vin peut compter plusieurs arômes différents, il est alors qualifié de « complexe », ou à l’inverse, n’en détenir que peu, il est alors dit « simple ».

Petit lexique de description des arômes (à emporter dans votre sac) :

Les arômes fruités : fruits rouge, fruits exotiques, etc.
Les arômes épicés : cannelle, poivre, etc.
Les arômes floraux : violette, fraise, etc.

Distinguer les saveurs


Quatre phases vous permettent de décrire votre vin :

L’attaque : ensemble des saveurs (sucrées notamment) perçues en bouche lors des premières secondes.

Exemple : Pour un « Bordeaux blanc » sec : saveurs fruits exotiques avec une légère sucrosité.

Le milieu de bouche : rassemble les saveurs repérées durant les quelques secondes suivantes.

Exemple : pour un « Côtes de Provence » on notera les saveurs fruitées, de fruits rouges, et son côté amylique (type bonbon Arlequin), avec une sensation fraîcheur et une légère acidité.

La note finale : c’est l’astringence qui ressort. Plus le vin est jeune, plus les tanins sont rugueux. En vieillissant, ils deviennent plus souples.

Exemple : pour un « Languedoc », les tanins sont très présents (dus aux cépages et à la maturité du raisin)

La longueur en bouche (ou arrière-goût) : courte, moyenne ou longue.

Exemple : pour un « Gewurztraminer », la longueur en bouche assez forte. Sa palette aromatique complexe (épices, rose, fruits exotiques) lui donne une identité très forte.