Auteur/autrice : Nadège Raps

Le temps de la vigne

Le temps de la vigne

Les vignes


Les Vignes

La période printanière 2020 a éprouvé l’équipe notamment à cause d’une météorologie peu clémente.


La « dream team » du Parvis a su garder la tête haute et faisant preuve de ténacité, a fourni un énorme travail pour obtenir de jolis raisins.


Heureusement, les 45 jours précédents les vendanges (les plus importants pour déterminer la qualité du raisin), ont été merveilleusement favorables à une bonne maturité.


Le volume est certes faible mais le millésime nous réserve sûrement des surprises.

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Le cuvier


Cave du Château le Parvis de Dom Tapiau

Le Cuvier

La récolte 2020 est là, dans nos cuves.

 

L’expression de sa qualité se joue à cet instant.

 

Les fermentations se terminent sans encombre et nous mettons tout en œuvre pour vous offrir un millésime digne d’être le premier d’une nouvelle décennie.

Le bouteiller


Quelques bouteilles de Claret d’une nuit (petite quantité) et un petit nombre de bouteilles de Blanc n’attendent que vous.

 

Aux millésimes 2016 déclinés en cuvée Elite (quelques caisses restantes) et tradition, succédera l’Elite 2017 dans sa bouteille bien originale.

 

Dans la série des Rouges Tradition, les millésimes 2017 et 2018 assument bien leur rôle et seront ravis de participer à vos chaleureuses tablées de fêtes !

Le bouteiller du Château le Parvis de Dom Tapiau

Réflexions métaphysiques du goûter

Réflexions métaphysiques du goûter

Réflexions métaphysiques du goûter


Les maux du vigneron

Vignes bio du Château le Parvis de Dom Tapiau

Mildiou, oïdium, cicadelle sont des noms dont vous avez déjà entendu parler. Pour les agriculteurs et particulièrement les viticulteurs ils prennent un sens particulier.

L’évocation de ces mots qui sont aussi des maux, nous donne le grand frisson. Particulièrement au printemps, période de forte pousse de la vigne et donc de grande sensibilité à ces maladies du végétal, nous devons lutter.

Le mot « lutter » prend ici tout son sens. La nature est ainsi faite : elle doit combattre le faible afin d’aller sans cesse vers une sélection du plus résistant.

Arrive ensuite un parasite ou une maladie plus forte encore… il faut remettre le travail sur l’ouvrage.

La patience est une vertu

Ces adaptations prennent parfois des centaines d’années quand ces combats sont en pleine nature.

Les hommes par leur réflexion et leur analyse arrivent à résoudre certains problèmes. D’autre fois, par contre, leur inconscience met en péril des espèces entières.

Ainsi, l’arrivée de nombreux parasites s’est opérée par les échanges inter-continentaux. On appelle cela la mondialisation.

Sans compter les méfaits de l’agro-industrie: la gestion des terres, la déforestation, l’agriculture extensive…

À ces maux s’ajoutent les aléas climatiques: bourrasques, grêle, vents violents. Notre métier nous oblige à composer avec « Grande Dame Nature » , parfois capricieuse.

Notre métier demeure très exposé. Nous sommes donc obligés de nous adapter sans cesse.

Heureusement la recherche agronomique entraîne régulièrement des découvertes qui aident l’agriculture à progresser.

« L’adoption du bio demeure donc notre meilleur choix ».

Prenons le temps. Laissons-faire la nature. Inspirons-nous d’elle.

Mot de la fin

Au Parvis, nous tentons de la comprendre et nous essayons… nous essayons…

Telles les plantes dites « conquérantes », nous poussons sur cette terre si difficile à apprivoiser.

Nous grandissons avec la nature. Le chemin est long et la nature a tout son temps. Nous tentons aussi de prendre ce temps.

Voyage dans le temps

Voyage dans le temps

Accrochez-vous au siège du tracteur !

Nous quittons la première partie du XIXe siècle où les vins connaissent une large période de prospérité, pour stationner dans la seconde moitié de cet ère, remuée par les maladies, les parasites et la guerre des hommes.

Les 3 champignons tueurs de vigne


Navires transportant des maladies

Le commerce bat son plein ! Les navires importent des denrées et autres objets exotiques. Avec ces nouveaux goûts et ces trouvailles, de minuscules visiteurs s’invitent dans nos contrées : des champignons !

Ces maladies cryptogamiques, venues d’Amérique, ravagent les vignes. Elles s’attaquent aux feuilles et aux baies puis, en s’insérant dans les tissus, peuvent provoquer la mort des pieds de vigne.

Dévastatrices et inconnues, ces « pourritures » sont des assaillants à prendre au sérieux.

Ainsi, les vignerons doivent combattre les 3 infections presque simultanées :

L’Oïdum ou « pourriture blanche » arrive d’Amérique en 1845. Elle crée un feutrage blanc sur les feuilles attaquées.

Le Mildiou (ou Mildiew) fait son apparition en 1878. Ce champignon « peronospora viticole » provoque des pertes spectaculaires. Les feuilles de vigne se colorent en noir ou tombent. Les grains de raisins sèchent et restent vert. Impossible de transformer la vendange en vin de qualité.

Le Black Rot ou « pourriture maculée » se développe sur les jeunes pousses de la vigne. Il provoque des taches et boursouflures. Quand les fruits sont assaillis, ils se dessèchent et se momifient.

La vigne française n’a pas la capacité de se défendre. Le temps que les vignerons s’adaptent, les pertes sont considérables. Toutefois, les observations-terrain et les travaux de recherche permettent de dégager des armes pour lutter contre ces maladies : Le cuivre et le soufre.

Encore aujourd’hui, nous utilisons ces produits avec parcimonie et toujours dans le respect de l’agriculture du vivant.

Phylloxera, petit puceron, gros dégâts


L’année 1860 marque l’apparition en Gironde d’un puceron appelé Phylloxera. Il mesure moins de 0,5 mm et a provoqué la mort de millions d’hectares de vignoble. Petit mais costaud !

La recherche apporte une solution en utilisant les capacités naturelles de la vigne : Associer un porte-greffe de vignes américaines résistantes, avec les vignes européennes plus qualitatives.

Un plan de sauvegarde est mis en place pour contenir le Phylloxera et replanter progressivement le vignoble.

Grâce à cette technique, on associe la qualité de résistance des vignes américaines avec les qualités organoleptiques et agronomiques des vignes françaises.

Les vignerons mobilisés


Guerre Mondiale

Les 2 guerres mondiales affaiblissent encore le vignoble français par le manque de main-d’oeuvre.

Combattants, prisonniers, blessés de guerre, déportés, ces hommes et leurs savoirs ne peuvent plus prendre soin de la vigne. Une grande partie du vignoble est donc délaissée.

En sus de ce manque de bras, les restrictions limitent l’attention portée à la vigne (pénurie de produits indispensables), les maladies cryptogamiques en profitent et le commerce se fait rare.

Le label AOC


C’est dans ce contexte que les AOC ou Appellation d’Origine Contrôlée apparaissent. Ce label est l’aboutissement de plusieurs siècles de reconnaissance et de recensement des différents terroirs de qualité en France et notamment à Bordeaux.

Aujourd’hui, ces AOC continuent de structurer le vignoble Bordelais. On compte en 2020, suite à de multiples réorganisations, plus de 50 appellations en Gironde.

« Ces appellations constituent un formidable atout pour nous. Elles permettent assurément de relever les défis de l’avenir ».

À bientôt, pour de nouvelles découvertes !
Nicolas R.